Nettoyage de parkings

Balayage mécanisé, lavage des sols et des places, dégraissage des taches d’huile et nettoyage de la signalétique en parking couvert ou aérien.

  • Sol béton ou enrobé
  • Places de stationnement et circulations
  • Rampes d’accès
  • Signalétique, bornes et bandes de guidage
  • Avaloirs, caniveaux et séparateur d’hydrocarbures
Fréquence
MensuelBalayage mécanisé hebdomadaire à mensuel ; lavage complet trimestriel à semestriel ; contrôle des avaloirs et du séparateur d’hydrocarbures selon un plan.
Difficulté
TechniqueDemande méthode, produit adapté ou matériel spécifique.
Intervenant
ProfessionnelLe nettoyage de parking demande des engins (balayeuse aspirante, laveuse haute pression avec récupération), une organisation de nuit ou par zones, et la gestion des eaux chargées d’hydrocarbures. C’est un métier d’entreprise spécialisée.

En bref

  • Le balayage aspirant mécanisé est la base : il retire poussières, gravillons et détritus sans les mettre en suspension.
  • Le lavage se fait avec récupération des eaux : elles sont chargées d’hydrocarbures et ne doivent pas partir au réseau ni au milieu naturel.
  • Les taches d’huile se traitent avec un absorbant puis un dégraissant sol ; sur béton poreux, le résultat reste partiel.
  • Les avaloirs, caniveaux et le séparateur d’hydrocarbures se contrôlent régulièrement : bouchés, ils provoquent des inondations et des rejets non conformes.

Reconnaître le besoin

Un parking accumule poussière et gravillons apportés par les pneus, détritus (mégots, emballages, verre), taches d’hydrocarbures aux emplacements, traces de pneus (gomme) sur les rampes et dans les virages, poussières de freinage, et parfois des dépôts d’oiseaux en aérien. En sous-sol s’ajoutent l’humidité, des odeurs et un éclairage qui salit vite d’aspect s’il est encrassé.

Les points sensibles : rampes (adhérence, gomme), places PMR et cheminements (lisibilité du marquage), avaloirs et caniveaux (évacuation), séparateur d’hydrocarbures (fonctionnement), et locaux techniques.

La méthode, dans l’ordre

Durée type Une demi-journée à plusieurs nuits selon le nombre de niveaux et de places.

Matériel à réunir

  • Balayeuse aspirante autoportée ou autotractée
  • Laveuse haute pression avec récupération des eaux
  • Monobrosse et disques pour les traces de gomme
  • Absorbant et dégraissant sol
  • Matériel de curage des avaloirs
  1. 01

    Organiser l’intervention

    Travail de nuit ou par zones fermées successivement, balisage, information des usagers, coupure éventuelle de la ventilation pendant le lavage.

  2. 02

    Enlèvement des détritus

    Ramassage manuel des gros déchets, mégots, verre et objets, vidage des corbeilles.

  3. 03

    Balayage mécanisé

    Passage d’une balayeuse aspirante sur circulations, places et rampes, en plusieurs passes dans les angles et le long des murets.

  4. 04

    Traitement des taches

    Absorbant en poudre sur les taches d’huile, temps de pompage, retrait, puis dégraissant sol et brossage mécanique localisé.

  5. 05

    Lavage

    Laveuse ou nettoyeur haute pression avec récupération des eaux (aspiration simultanée), du fond vers les points bas ; traitement des traces de gomme sur les rampes.

  6. 06

    Signalétique et équipements

    Nettoyage des panneaux, bornes, bandes de guidage, éclairages accessibles, portes et locaux ; contrôle de la lisibilité du marquage au sol.

  7. 07

    Évacuations et séparateur

    Curage des avaloirs et caniveaux, contrôle du niveau et de l’état du séparateur d’hydrocarbures, signalement si une vidange s’impose.

Produits et matériel

Ce qui convient

  • Dégraissant sol pour hydrocarbures, biodégradable
  • Détergent alcalin pour le lavage général du sol
  • Absorbant minéral (terre de diatomée) pour les taches fraîches
  • Nettoyant traces de gomme pour les rampes et virages

À éviter

  • Le lavage sans récupération des eaux : rejet d’hydrocarbures interdit
  • L’acide sur le béton (attaque du liant, déchaussement des granulats)
  • Le balayage à sec qui met les poussières fines en suspension dans un espace clos
  • Le stockage de produits inflammables dans un parking (réglementation incendie)

Erreurs fréquentes

  • Laver au jet sans aspiration : les eaux chargées d’hydrocarbures rejoignent le réseau et le séparateur sature.
  • Négliger le marquage au sol : places PMR, sens de circulation et cheminements piétons deviennent illisibles, ce qui pose un problème de sécurité et de conformité.
  • Oublier le séparateur d’hydrocarbures jusqu’à ce qu’il déborde : pollution et remise en état coûteuse.

Précautions

  • Balisage et fermeture de zones ; signalisation des sols humides sur les rampes, particulièrement glissantes une fois mouillées.
  • Ventilation adaptée pendant l’emploi de dégraissants en sous-sol ; port des EPI.
  • Respect des règles de sécurité incendie (pas de stockage de produits, issues dégagées).

Ce qui fait varier le coût

Aucun tarif n’est indiqué : il dépend trop de la situation. Voici les facteurs qui pèsent sur un devis.

  • Le nombre de niveaux et de places, la configuration (aérien, sous-sol, mixte).
  • Le type de prestation : balayage seul, lavage complet, traitement des taches et de la gomme, curage des réseaux.
  • Les contraintes d’exploitation : travail de nuit, fermeture par zones, gestion des eaux.

Cadre réglementaire

  • Les eaux de lavage d’un parking, chargées d’hydrocarbures, transitent par un séparateur avant rejet ; le séparateur doit être entretenu et vidangé, avec traçabilité.
  • Les parkings couverts recevant du public sont des ERP soumis à des règles de sécurité incendie et de propreté ; les issues et équipements de sécurité doivent rester dégagés.
  • Le marquage au sol (places PMR, cheminements piétons, sens de circulation) doit rester lisible pour des raisons de sécurité et d’accessibilité.

Quand faire appel à un professionnel

  • Tout parking à partir d’un niveau ou de quelques dizaines de places.
  • Traitement des hydrocarbures et curage du séparateur.
  • Reprise du marquage au sol et remise en état après sinistre ou dégât des eaux.

Ne pas confondre

Repères de vocabulaire

Balayeuse aspirante
Engin qui brosse et aspire simultanément poussières, gravillons et détritus, sans les remettre en suspension, adapté aux grandes surfaces et aux espaces clos.
Séparateur d’hydrocarbures
Ouvrage qui retient les huiles et carburants des eaux de ruissellement et de lavage avant rejet ; il se contrôle et se vidange régulièrement.
Traces de gomme
Marques noires laissées par les pneus dans les virages et sur les rampes, retirées par une monobrosse avec un produit dédié.

Questions fréquentes

Comment nettoie-t-on un grand parking sans le fermer entièrement ?

En travaillant de nuit ou en fermant successivement des zones ou des niveaux, avec balisage et information des usagers. La balayeuse aspirante traite les circulations et les places libérées, puis on procède au lavage zone par zone. L’organisation est un point clé de la prestation.

Que faire des taches d’huile au sol ?

Sur une tache fraîche, on applique un absorbant en poudre, on laisse pomper, on retire, puis on passe un dégraissant sol avec une action mécanique (brosse, monobrosse) et on rince en récupérant l’eau. Sur une tache ancienne dans un béton poreux, le gras a migré et le résultat reste partiel : on atténue plus qu’on n’efface.

Pourquoi faut-il récupérer les eaux de lavage d’un parking ?

Parce qu’elles sont chargées d’hydrocarbures, de métaux et de résidus de pneus. Rejetées telles quelles, elles polluent le réseau et le milieu naturel, et saturent le séparateur d’hydrocarbures. Le lavage se fait donc avec un système d’aspiration simultanée qui collecte les eaux pour un traitement adapté.

À quelle fréquence entretenir un parking ?

Un balayage mécanisé toutes les semaines à tous les mois selon la fréquentation, un lavage complet tous les trois à six mois, et un contrôle régulier des avaloirs, des caniveaux et du séparateur d’hydrocarbures. Le marquage au sol se reprend dès qu’il devient peu lisible.

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