Nettoyage d’hôtels
Entretien hôtelier : recouche et blanc en chambre, parties communes, sanitaires, petit-déjeuner et lingerie, avec une cadence soutenue et un contrôle qualité par chambre.
- Chambres et literie
- Salles de bain
- Couloirs, hall et ascenseurs
- Salle de petit-déjeuner et bar
- Lingerie et offices d’étage
- Fréquence
- HebdomadaireChambres traitées à chaque départ (blanc) et quotidiennement en séjour (recouche) ; parties communes plusieurs fois par jour ; grand nettoyage périodique des chambres.
- Difficulté
- TechniqueDemande méthode, produit adapté ou matériel spécifique.
- Intervenant
- ProfessionnelAssuré par le service des étages ou une société de propreté spécialisée en hôtellerie, avec un encadrement (gouvernante), des protocoles, une cadence contractualisée et un contrôle qualité chambre par chambre.
En bref
- Deux prestations distinctes : la recouche (client en séjour, on rafraîchit) et le blanc (départ, on remet la chambre à neuf).
- La salle de bain est le point de contrôle numéro un : traces de calcaire, cheveux, joints et lunette de WC sont éliminatoires.
- Le linge suit une méthode RABC : séparation propre/sale, circuits qui ne se croisent pas, traçabilité.
- Chaque chambre est contrôlée avant remise en vente, avec une grille standardisée.
Reconnaître le besoin
Un hôtel se juge sur des détails : un cheveu dans la douche, une trace sur le miroir, une poussière sur la tête de lit, une odeur de renfermé annulent l’effet d’une chambre par ailleurs bien faite. Les parties communes (hall, ascenseur, couloirs, sanitaires publics) sont vues par tous et se salissent en continu.
Le rythme est la contrainte majeure : pics de départs le matin, délais courts entre check-out et check-in, personnel en tension. La lingerie et la gestion du linge conditionnent la disponibilité des chambres.
La méthode, dans l’ordre
Durée type Quinze à trente minutes pour une recouche, trente à quarante-cinq minutes pour un blanc, selon la catégorie.
Matériel à réunir
- Chariot d’étage compartimenté
- Microfibres codées par usage
- Aspirateur compact filtration fine
- Produits : neutre, détartrant, désinfectant, vitres, dégraissant
- Chariots à linge propre et à linge sale séparés
- 01
Organiser la journée
Répartition des chambres par femme/valet de chambre, priorisation des départs et des demandes de check-in anticipé, chariot d’étage complet (linge, produits, consommables).
- 02
Chambre — aération et lits
Ouvrir, aérer, retirer le linge sale (blanc) ou border (recouche), refaire les lits, taper les oreillers, vérifier sous les lits.
- 03
Chambre — surfaces et poussière
Dépoussiérage du haut vers le bas, points de contact (interrupteurs, télécommande, poignées, téléphone), miroirs et vitres, vidage des corbeilles, réassort (eau, plateau, papeterie).
- 04
Salle de bain
Détartrage de la robinetterie, de la douche et des parois, désinfection de la cuvette et de la lunette, nettoyage du lavabo et des miroirs, joints, sol, réassort des consommables et du linge de toilette.
- 05
Sol et finition
Aspiration ou lavage du sol de la chambre et de la salle de bain, contrôle olfactif, réglage du chauffage/clim, fermeture.
- 06
Parties communes
Passages fréquents sur hall, ascenseurs, couloirs, sanitaires publics et salle de petit-déjeuner (avant, pendant, après le service).
- 07
Contrôle qualité
Contrôle de chaque chambre par la gouvernante avec une grille, correction immédiate des écarts, mise en vente.
Produits et matériel
Ce qui convient
- Nettoyant multi-usage neutre pour surfaces et mobilier
- Détartrant pour robinetterie, douche et cuvette
- Désinfectant normé pour la lunette de WC et les points de contact
- Nettoyant vitres pour miroirs et fenêtres
- Désodorisant neutre / neutralisant d’odeurs (pas de parfum couvrant fort)
À éviter
- Le même chiffon pour la chambre et la salle de bain
- Le parfum d’ambiance puissant pour masquer une odeur non traitée
- L’acide sur une robinetterie ancienne ou une pierre de salle de bain
- Le linge propre posé au contact d’une surface non nettoyée ou d’un chariot à linge sale
Erreurs fréquentes
- Bâcler la salle de bain pour tenir la cadence : c’est précisément le point que le client inspecte en premier.
- Croiser les circuits du linge propre et du linge sale, ce qui recontamine le propre.
- Remettre une chambre en vente sans contrôle : un défaut découvert par le client coûte bien plus qu’une minute de vérification.
Précautions
- Signaler les chariots et les sols humides dans les couloirs.
- Respecter les effets personnels des clients en séjour (recouche) : ne rien déplacer ni jeter sans certitude.
- Manipuler le linge sale avec précaution (piqûres, souillures) et selon le circuit RABC.
Ce qui fait varier le coût
Aucun tarif n’est indiqué : il dépend trop de la situation. Voici les facteurs qui pèsent sur un devis.
- La catégorie de l’hôtel et le standing attendu (temps par chambre).
- Le taux d’occupation et la proportion de blancs (départs) par rapport aux recouches.
- Le périmètre : chambres seules, parties communes, petit-déjeuner, vitrerie, grand nettoyage périodique, gestion du linge.
Cadre réglementaire
- La gestion du linge en collectivité suit la méthode RABC (norme NF EN 14065) : maîtrise de la biocontamination, séparation des circuits, traçabilité.
- Les parties communes relèvent des obligations ERP (sécurité, propreté, prévention des chutes).
- Les zones de restauration de l’hôtel sont soumises aux règles d’hygiène alimentaire.
Quand faire appel à un professionnel
- Externalisation du service des étages ou renfort en haute saison.
- Grand nettoyage périodique des chambres (matelas, rideaux, moquettes, vitres, hauteurs).
- Remise en état après travaux ou changement d’exploitant.
Ne pas confondre
- Nettoyage intérieur completLe nettoyage complet d’un logement n’a ni cadence hôtelière ni contrôle chambre par chambre.
- Nettoyage de restaurants et cuisines professionnellesLa cuisine et la salle de restaurant de l’hôtel relèvent du plan de maîtrise sanitaire.
- Nettoyage de parties communesLes parties communes d’un immeuble d’habitation suivent un contrat de copropriété, pas un standard hôtelier.
Repères de vocabulaire
- Recouche
- Remise en ordre quotidienne d’une chambre occupée : lits, salle de bain, poussière, réassort, sans changer tout le linge sauf demande.
- Blanc
- Nettoyage complet d’une chambre au départ du client : changement de tout le linge, désinfection, contrôle avant remise en vente.
- RABC
- Méthode de maîtrise de la biocontamination du linge en blanchisserie et lingerie (norme NF EN 14065), avec séparation stricte des circuits propre et sale.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une recouche et un blanc ?
La recouche concerne une chambre encore occupée : on refait les lits, on nettoie la salle de bain, on dépoussière, on vide les corbeilles et on réassortit, sans changer tout le linge ni déplacer les affaires du client. Le blanc a lieu au départ : on retire tout le linge, on nettoie et désinfecte à fond, on contrôle et on remet la chambre en vente.
Quel est le point le plus contrôlé par les clients ?
La salle de bain. Un cheveu dans la douche, une trace de calcaire sur la robinetterie ou le miroir, un joint noirci ou une lunette de WC mal désinfectée suffisent à donner une impression de saleté générale. C’est la zone sur laquelle la cadence ne doit jamais se faire au détriment de la qualité.
Comment gère-t-on le linge dans un hôtel ?
Selon la méthode RABC : le linge propre et le linge sale ne se croisent jamais, ni dans les circuits, ni dans les locaux, ni sur les chariots. Le linge sale est évacué et traité, le linge propre est stocké à l’abri et manipulé avec des mains et des surfaces propres. Des enregistrements assurent la traçabilité.
Faut-il contrôler chaque chambre avant de la vendre ?
Oui. La gouvernante ou un responsable vérifie chaque chambre avec une grille standardisée (lits, salle de bain, poussière, odeurs, réassort, fonctionnement des équipements) et fait corriger les écarts avant la mise en vente. Un défaut trouvé par un client coûte en satisfaction et en avis bien plus que la minute de contrôle.
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